La présidente sortante de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a été réélue par le Parlement européen pour un nouveau mandat de cinq ans. Elle a obtenu 401 voix, alors que 361 étaient nécessaires.
Quelques heures avant le vote, elle a présenté au Parlement européen son programme politique pour les cinq prochaines années. Ses principales priorités sont les suivantes :
Économie
Ursula von der Leyen a promis un « pacte vert pragmatique » et a appelé l’Union européenne à approfondir plus rapidement le marché unique tout en réduisant la bureaucratie. Elle a souligné que les investissements européens dans les technologies propres avaient dépassé ceux des États-Unis et de la Chine ces dernières années et a promis un programme destiné à attirer davantage d’investissements privés.
Elle a également promis un soutien supplémentaire aux agriculteurs européens afin de leur garantir des revenus décents et annoncé la nomination d’un commissaire chargé de l’accès au logement.
Sécurité et défense
La présidente de la Commission a proposé que l’Union européenne unisse ses forces dans le domaine de la défense grâce à une production européenne et à des projets communs, notamment le développement d’un bouclier antimissile partagé.
Pour la première fois depuis des décennies, notre liberté est menacée. L’Europe doit être protégée par une Union européenne de la défense et par un véritable marché unique de la défense, a déclaré Ursula von der Leyen.
Au cours de son second mandat, elle prévoit de proposer de tripler les effectifs de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, Frontex, et de doubler ceux d’Europol tout en renforçant sa capacité à agir au-delà des frontières.
Société
Ursula von der Leyen a proposé des mesures européennes contre le harcèlement en ligne et les mécanismes de plateformes favorisant la dépendance. Elle a appelé à la création d’un « bouclier européen » contre les tentatives étrangères de déstabilisation de la démocratie, d’un service européen de lutte contre la désinformation travaillant avec les autorités nationales, ainsi qu’à un soutien accru au journalisme indépendant et à l’éducation aux médias.
La lutte contre la corruption et le respect de l’État de droit resteront au cœur du travail de la Commission. Le respect de l’État de droit demeurera une condition pour bénéficier des financements européens, a-t-elle ajouté.